11 septembre 2019

Bien que les nouvelles technologies soient souvent associées aux plus jeunes, les personnes plus âgées font de plus en plus usage du numérique. L’aîné non connecté, sans accès au Web, est une perception à mettre de côté. Au fil des années, la relation des Québécois de 65 ans et plus avec le numérique s’est transformée, a évolué : aujourd’hui, les aînés sont branchés.

En 2018, selon les chiffres de l’enquête NETendances, intitulée « Vieillir à l’ère numérique », c’est la majorité (80 %) des adultes québécois âgés de 65 ans et plus qui disposent d’une connexion Internet à domicile, une augmentation de 20 points de pourcentage en quatre ans ! Ils sont également nombreux à déclarer fréquenter Internet quotidiennement : 60 % disent y aller plusieurs fois par jour ou environ une fois par jour. En ce qui concerne les ordinateurs, c’est 68 % des 65 ans et plus au Québec qui disposent d’un ordinateur — de table ou portable.

Il apparaît désormais clair qu’Internet a fait son chemin et qu’il a aujourd’hui trouvé sa place dans les domiciles des aînés au Québec. Et la tendance risque bien d’être à nouveau à la hausse au fil des années à venir ! De surcroît, les internautes québécois âgés de 65 ans et plus considèrent qu’ils sont « habiles » sur Internet. En effet, en 2018, les trois quarts d’entre eux évaluent leurs habiletés personnelles à utiliser Internet à un niveau moyen ou élevé. De plus, 51 % des adultes québécois âgés de 65 ans et plus ont une tablette électronique et 37 % disposent d’un téléphone intelligent.

Une perception positive envers la technologie

 Non seulement les appareils mobiles sont davantage utilisés par les aînés, ils sont aussi perçus positivement par ces derniers. Les aînés admettent que les technologies peuvent avoir des bénéfices pour améliorer leur vie quotidienne à la maison et ainsi favoriser leur autonomie. Environ 70 % des aînés québécois croient que ces technologies aident à renforcer leur sentiment de sécurité, tout en permettant d’améliorer leur bien-être et leur confort à domicile. Elles permettent aussi un accès plus facile à des services en ligne, par exemple des activités de loisirs ou des services bancaires. Sur le plan de la santé, près d’un aîné sur quatre au Québec utilise des outils numériques, souvent appelés objets connectés, pour faire le suivi de son poids, de la qualité de son sommeil, de son niveau d’activité physique ou de sa tension artérielle.

Dans le même ordre d’idées, un peu plus d’un aîné sur deux (58 %) est d’avis que les technologies aident à briser l’isolement, favorisant ainsi les interactions sociales des personnes seules qui manquent de relations ou d’échanges avec d’autres individus. Une étude britannique (en anglais seulement) a démontré que les individus souffrant d’isolement social ou de solitude sont plus à risque de développer des problèmes de santé, dont la dépression, l’anxiété ou la démence. D’ailleurs, l’étude mentionne que les effets nocifs de l’isolement social sur la santé équivalent à fumer 15 cigarettes par jour.

Il est ainsi rassurant de savoir que si les aînés amplifient leurs usages technologiques, ils seront probablement plus confiants en leurs compétences en la matière et également mieux outillés pour s’offrir une vie active et en santé.

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2 commentaires

2 réponses à “Aujourd’hui, les aînés québécois sont branchés”

  1. Nous sommes retraités l’un pour Desjardins et l’autre pour la Ville de Lévis. Peut-on faire partie du groupe de retraité membre QuébecInnove ? Afin de bénéficier des liens numériques offerts ?

    1. Bonjour M. Dorval,
      Vous pouvez vous adresser directement à QuébecInnove en visitant leur site Web ou en téléphonant au 514 437-8899.
      Cordialement,

      Simon
      Administrateur du blogue de l’AQRP

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