19 juin 2019

Les étudiants et les jeunes gens actifs n’ont plus le monopole de la colocation, car le concept séduit de plus en plus d’aînés et de retraités. Pourquoi ? Parce que la colocation n’est plus uniquement synonyme de soirées festives et d’un loyer à prix réduit, mais davantage l’envie d’une vie « ensemble » et un moyen de briser l’isolement.

Une réponse à l’isolement social

Au Québec, plus d’une personne sur cinq vit seule passé l’âge de 50 ans. Si, après la cinquantaine, la vie en solo fait renoncer à une sortie au cinéma ou au restaurant, ou à des vacances loin de chez soi, si l’on n’entretient plus ses relations avec les autres, c’est que la solitude peut devenir pesante. Habiter en colocation peut permettre de réaliser des projets que l’on n’aurait pas menés à bien tout seul et peut faire envisager l’avenir avec optimisme.

La vie en colocation à 50 ans, ça ressemble à quoi ?

Vivre plusieurs sous le même toit, lorsqu’on a plus de 50 ans, ne comporte pas les mêmes défis et ne correspond pas aux mêmes attentes que lorsqu’on en a 20 et que l’on déménage pour aller à l’université. Qu’il s’agisse de partager une résidence devenue trop grande à la suite du départ des enfants, d’une séparation ou d’un deuil, d’un désir de se rapprocher de sa famille ou de ceux qui nous sont chers, de nouer de nouvelles relations ou de déménager dans une autre région, peu importe la raison, la colocation peut présenter de nombreux avantages :

  • Vivre et échanger avec quelqu’un sur ses besoins et sur ses préoccupations similaires au quotidien ;
  • Maintenir l’autonomie, tout en rassurant ses proches qui savent que leur parent est bien entouré ;
  • Réaliser des économies en partageant un loyer et certains frais.

Comment sauter le pas ? Est-ce ce que cela s’adresse à moi ?

Bien que cela puisse être une solution concrète à une problématique d’isolement social, la vie en cohabitation ne s’adresse pas à tous et il faut être prêt à remettre en question ses habitudes et sa routine pour partager son quotidien et son milieu de vie. C’est un projet qui se mûrit et qui exige réflexion afin de définir au mieux quels seraient les paramètres de notre « colocation idéale ».  La première étape est de se poser les bonnes questions. D’abord, quelles sont les motivations qui nous poussent à entreprendre cette démarche ? Comment notre caractère, notre capacité à vivre à plusieurs et nos besoins de moments d’intimité peuvent-ils être conciliables ? En d’autres termes, tracer les grandes lignes de ce que l’on attend !

Une fois que cela est plus ou moins défini, pourquoi ne pas en parler autour de soi, à sa famille et à ses proches, et voir quels conseils peuvent nous apporter ceux qui ont déjà tenté l’expérience. Enfin, lorsqu’on se sent prêt, aller à la rencontre de ceux qui souhaitent également adopter ce mode de vie par des plateformes de mise en relation comme Pierrette & Paulette.

Dans tous les cas, une fois que la première prise de contact est faite, il ne faut pas hésiter à se rencontrer en personne (éventuellement accompagné d’une tierce partie qui pourra permettre de rassurer tout le monde) pour faire connaissance et discuter concrètement de ce que l’on attend, ce qui est primordial pour nous, et ce qu’il sera possible de partager ensemble.

Rappelons-nous que la clé d’une cohabitation réussie est avant tout la communication !

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